Seul un système pluraliste peut répondre aux besoins diversifiés des élèves
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
16 décembre 2025
Un nouveau rapport suggère que les efforts visant à réduire le financement des écoles autonomes du Québec sont malavisés et nuiraient aux élèves et aux familles québécoises. Dans Le modèle québécois de pluralisme éducatif : Concilier équité et diversité, l’auteur du rapport et chercheur à l’Institut Cardus, Étienne-Alexandre Beauregard, soutient que le financement public des écoles autonomes rend l’ensemble du système éducatif plus équitable, répond aux besoins diversifiés des élèves québécois et permet aux contribuables de réaliser des économies.
« Le Québec possède un modèle unique de financement de l’éducation qui fonctionne dans la pratique et s’inscrit bien dans son histoire et dans son identité », dit M. Beauregard.
Le système québécois est plus égalitaire qu’ailleurs au Canada
Le rapport cite les résultats 2018 du test international PISA, qui montrent que les élèves issus de milieux défavorisés obtiennent de meilleurs résultats en mathématiques au Québec que dans les autres provinces, et qu’ils figurent parmi les meilleurs en lecture et en sciences, avec ceux de l’Alberta et de la Colombie-Britannique (qui financent également les écoles autonomes). De plus, les études PISA montrent également qu’au Québec, les écarts entre les élèves les plus forts et les plus faibles sont inférieurs à la moyenne canadienne. Ces disparités sont les plus marquées dans les provinces de l’Atlantique, où il y a peu d’écoles autonomes et où aucune ne reçoit de financement public.
Le pluralisme éducatif répond aux besoins diversifiés des élèves
Un système trop standardisé est incapable de répondre aux besoins et aux projets différents des élèves. Les programmes d’éducation internationale, les concentrations sports-études et arts-études sont autant d’innovations nées dans les écoles autonomes, et qui sont appréciées des parents et des élèves. De plus, la proportion d’élèves ayant des besoins particuliers inscrits dans les écoles autonomes du Québec a augmenté de plus de 200 % au cours de la dernière décennie, contre moins de 30 % dans le système public. C’est le signe que ces écoles mettent sur pied de nouveaux programmes destinés aux élèves qui réussissent moins bien dans le réseau public, même s’ils ne sont pas admissibles à la prime financière pour besoins particuliers que l’État accorde seulement aux écoles publiques.
Les écoles autonomes font économiser de l’argent aux contribuables
Le gouvernement du Québec n’accorde aux écoles autonomes que 60 % du financement par élève dont bénéficient les écoles publiques. Cela signifie que les familles doivent combler la différence en plus des impôts qu’elles paient déjà. En effet, les familles qui envoient leurs enfants dans des écoles autonomes paient plus de 750 millions de dollars par année en frais de scolarité, que l’État devrait compenser autrement si leurs enfants fréquentaient une école publique.
« Le financement des écoles autonomes permet un vrai pluralisme éducatif au Québec, qui profite aux élèves, aux familles et au système dans son ensemble », explique M. Beauregard. « Plutôt que de chercher à supprimer ce financement, le Québec devrait améliorer son soutien aux écoles autonomes pour diversifier l’offre éducative. »
Le modèle québécois de pluralisme éducatif : Concilier équité et diversité est disponible sur le site web de l’institut Cardus.
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